Marilou Brousseau

 

Écrivaine  poète  animatrice de Radio

Psychosociologue  productrice  réalisatrice

Consultante et accompagnatrice en écriture poético-philosophique

Amoureuse de la nature.

 

Qui est Marilou?

Est-il possible de déterminer ce "je" qui cherche à s’incarner et à se définir à travers une histoire, une identité, une biographie ? Ne suis-je pas davantage que ce "je", soit une âme voyageant entre la matière et le spirituel?  

 

Côté matière, mon "je" prend ses racines à Restigouche en Gaspésie

Je viens de la terre des Mi’kmaq; ceux que l’on nomme les Souriquois ou le Peuple de la Mer. Habitée par l’esprit du majestueux fleuve Saint-Laurent (la Rivière qui marche), j’épouse ses mouvances, ses dérives, ses profondeurs, ses ancrages. Il me guide dans une quête dans le temps, avec le temps, contre le temps et hors du temps. Enfant de la nature, fille de la déraison, femme d’écriture, je navigue avec les puissants vents de l’existence, les murmures persistants du passé et l’éternité du présent. Je suis partout et nulle part à la fois.

 

Écrivaine ~ journaliste ~ animatrice de radio

Sur ma table repose un bol de popcorn rose et un verre de jus de raisin. J’écris des fantaisies extravagantes, des intrigues boiteuses, des personnages improbables. Je me distingue par mon non-savoir. Il est beau ce non-savoir. Naïf, enguirlandé, tombant dans tous les pièges d’une écriture en gestation. 

 

En lisant La vie et l’œuvre de Sigmund Freud d’Ernest Jones, je renonce à mon rêve de devenir ingénieure aéronautique et pilote de l'air. Je serai psychanalyste! Je dévore tous les ouvrages accessibles sur le sujet et me projette déjà dans mon cabinet feutré. Là, j’y accueille des êtres meurtris, égarés dans la brume de leurs traumatismes. Le rêve s’arrête là: aucun programme de baccalauréat en psychanalyse n’existe au Québec.

 

Pour assurer ma subsistance, je me tourne vers le domaine des communications. Je deviens tour à tour animatrice et journaliste à CFLV (Valleyfield), assistante à la réalisation à la Société Radio-Canada à Vancouver, rédactrice en chef du Soleil de Colombie-Britannique puis animatrice à Radio VM. Chaque jeudi soir, j’y anime en direct l’émission Au cœur de l’être. Le programme est diffusé simultanément sur six fréquences au Québec, relayé sur plus de 200 fréquences à l’international et offert en baladodiffusion.

 

Au fil de mon parcours radiophonique, des centaines de personnes partagent avec moi leur histoire, leur mission, leurs intérêts, leurs valeurs et leurs visions. Ces multiples rencontres m’aident à escalader la montagne de ma vie, qui est tantôt abrupte et rocailleuse, tantôt douce et éclairée.

En 2019, le directeur de la station, Raynald Gagné, me remet une plaque honorifique : « Marilou Brousseau, en reconnaissance de ton amour pour la radio et pour le partage de tes préoccupations littéraires, culturelles et sociales auprès des auditeurs et auditrices de Radio VM. Merci ! »

Une seconde distinction m’est attribuée en 2024 : « En reconnaissance pour toutes ces années de fidèles et loyaux services à Radio VM depuis 20 ans. Merci, Marilou Brousseau! »

 

Passionnée par la dimension humaine, j’ai orienté mes études vers la psychanalyse clinique au Gifric à Québec, suivi d’une formation de quatre ans en Analyse Transactionnelle à l’Institut Universitaire des Dominicains à Montréal. J’ai ensuite poursuivi des études en psychologie à l’Université du Québec à Montréal (TELUQ), puis complété une maîtrise en psychosociologie à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), sous la direction de Luis Gomez Gonzalez et de Clency Rennie. Mon mémoire a été évalué par un jury composé de Jeanne-Marie Rugira, professeure au département de psychosociologie, et de Raôul Duguay — chanteur, musicien et philosophe — en tant qu’examinateur externe.

 

Guidée par un profond attachement aux mots, je fonde le Centre d’écriture Maril’Eau afin de transmettre aux enfants, adolescents et adultes, le goût de l’écriture et de la lecture. Spécialiste de « l’Écriture performative autofictionnelle », une approche littéraire que j’ai développée dans le cadre de mon mémoire universitaire, et de « l'Écriture poético-philosophique », j’offre des ateliers ainsi qu’un accompagnement personnalisé à celles et ceux qui souhaitent explorer cette forme d’expression. Les cours sont proposés à Montréal, Joliette, Québec, Rimouski et à Bouillante, en Guadeloupe.

 

Je suis membre de l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec, gardienne de cette tradition littéraire qui façonne notre mémoire collective.

 

Côté spirituel 

En quête de nouvelles avenues, de voies inexplorées et de perspectives différentes, je plonge dans la lecture de biographies et d’ouvrages de grandes figures spirituelles : Gautama Siddhārtha, les Esséniens, les Pères du désert, Jésus, Krishna, Shiva, Nishiren Shoshu, Krishnamurti, Arnaud Desjardins, Carlos Castaneda… Je passe plusieurs mois en retraite à l’Ashram de Swami Shradhananda, où j’apprends la prière, les chants en sanskrit et la profondeur du silence. Animée par le désir de continuer ma quête spirituelle, j’étudie avec le directeur du Gésu, le père Jean-Marie Archambault, un jésuite qui m’a pris sous son aile, et avec feu Albert Low du Centre Zen de Montréal.

 

Sensible à la souffrance et la détresse, surtout celles des jeunes, j’ai consacré plusieurs années à accompagner des enfants et des adolescents atteints de cancer en phase terminale à Vancouver (Colombie-Britannique) et à Tiburon (Californie). De retour à Montréal, et en collaboration avec le directeur du Healing Center de Tiburon, j’ai fondé et dirigé le Centre le Fil d’Or, soutenue par une équipe de professionnels de la santé. Cette organisation à but non lucratif offrait des groupes de soutien destinés autant aux jeunes patients qu’aux parents confrontés aux angoisses de la maladie et aux épreuves du deuil.

Un autre volet important de ma vie est mon intérêt indéfectible quant aux enjeux environnementaux. À ma manière, je contribue à la protection et à la mise en valeur des rivières du Québec : je suis membre de la Fondation Rivières, marraine de la rivière Châteauguay et membre de l’Association des pilotes de brousse du Québec (APBQ). Pour sensibiliser le public à la crise mondiale de l’eau et à la perte des rivières emblématiques du Québec, j’ai initié et dirigé le collectif Eau de vie, publié aux éditions Un monde différent. Ce projet a réuni une équipe remarquable d’écrivains, d’artistes et de scientifiques, parmi lesquels Roy Dupuis, Raôul Duguay, Marc Favreau (Sol), Gilles Vigneault, Sylvain Rivière, David Suzuki, Hubert Reeves, le Dr Masaru Emoto, Gilles Tibo, Yann Perreau, Marie‑France Cyr et Doris Vollant. 

 

Avec un esprit à la fois ludique et sérieux, nous avons créé cet ouvrage dans l’espoir de contribuer à prévenir les désastres écologiques et d’encourager les changements indispensables à la préservation de l’eau. L’ensemble des droits d’auteur a été remis à la Fondation Rivières. Parallèlement, j’ai écrit Le chanteur de l’eau, un roman conçu pour éveiller les consciences face aux menaces qui pèsent sur les rivières patrimoniales du Québec — qu’il s’agisse de la construction de barrages, de l’érosion des berges, de la pollution, de la fluoration ou d’autres pressions environnementales.

 

Passionnée par la nature et les animaux — avec lesquels j’entretiens, oui, de véritables conversations — ainsi que par les vastes étendues d’eau, je profite de mon temps libre pour m’asseoir face à la mer, un lac ou le majestueux Saint-Laurent. Je me laisse charmer par les mélodies de leurs flots : rires, larmes, plaintes, concertos symphonies. Des sons émergent en moi, issus (j'en ai aucun doute) d’une mémoire ancestrale. Ils traversent mon corps, emplissant mes cellules, mes pensées, mes silences, puis débordent pour envelopper l’air autour de moi d’une énergie subtile et vivante. Captivée par ces voix et leur résonances sur l’être humain, j’ai étudié les chants sanskrits pendant plusieurs années. À la lueur d’une bougie ou sous les étoiles, j’enseigne ces chants ancestraux à celles et ceux qui souhaitent se relier à ces vibrations ancestrales. Guitares, tambours et joie de vivre accompagnent toujours ces moments de partage.

 

Oui, j'ai une multitude de vies !