Les racines profondes de Marilou sont plongées dans les terres de Restigouche, en Gaspésie; bercail du peuple amérindien Mi’gmag qu’on appelait autrefois les Souriquois - ou le Peuple de la Mer.

 

De cette mer profonde, elle a tiré des mots, des dérives, des ancrages...

 

Marilou Brousseau écrit sa première nouvelle à l'âge de 15 ans, après la lecture du monument littéraire de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Puis, en découvrant La vie et l’œuvre de Sigmund Freud d’Ernest Jones, quelque chose bascule en elle. Son rêve de devenir astronaute et pilote d’avion perd (un peu) de son attrait au profit du métier de psychanalyste. Elle adopte les paroles de Lou-Andréas Salomé dites à Freud: «Ma vie était en attente de la psychanalyse depuis que j’ai quitté l’enfance.»

 

Elle lit tout ce qui lui tombe sous la main sur le sujet et se projette déjà dans l’avenir, dans son propre cabinet feutré, accueillant les personnes blessées et meurtries dans leur être profond. Déçue qu’aucun programme n’offre de baccalauréat en psychanalyse au Québec, des années plus tard, elle entreprend des études universitaires en psychologie, à l'UQAM. Des temps durs ont raison de son désir et, un an et demi plus tard, elle se voit dans l’obligation de quitter les bancs universitaires pour aller « gagner sa croûte ».

 

Pendant plus de quinze ans, Marilou sera tour à tour animatrice et journaliste à CJEN (Saint-Jérôme) et CFLV (Valleyfield), TVCogeco (Valleyfield), assistante à la réalisation à la Société Radio-Canada (Vancouver), rédactrice en chef du journal Le Soleil de Colombie-Britannique (Vancouver) ainsi que des magazines Feux verts et Le Goéland (Montréal).

 

Dans le but de transmettre son amour des mots, elle fonde le Centre d’écriture Maril’Eau qui s'adresse aux enfants, aux jeunes et aux adultes.

 

Avec le temps, Marilou réussit finalement à obtenir un diplôme universitaire en psychologie; un diplôme en psychologie et travail social; complète une formation de quatre années en Analyse transactionnelle; étudie l'Approche aux personnes en fin de vie auprès du psychiatre Gerald Jampolsky au Center for Attitudinal Healing à Tiburon, en Californie; poursuit une formation de 5 ans au Centre d'épanouissement de l'être (Yoga, Raja-Yoga, Rêves, Chants sanskrits...); obtient un diplôme de l'Académie des annonceurs de radio de Montréal (maintenant fermé); entame une formation clinique en psychanalyse au GIFRIC, à Québec; complète son cursus de trois ans à la maîtrise en "Pratiques Psychosociales", à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), où elle est toujours chercheuse.

 

Depuis plus de treize ans, elle anime tous les jeudi soirs, à Radio VM, une émission à caractère psychanalytique, psychologique, philosophique et culturel, Au cœur de l’être. Le programme est retransmis simultanément sur six fréquences à travers le Québec et diffusée sur plus de 200 fréquences dans le monde.

 

L'intérêt de Marilou pour la psychanalyse ne se dément pas avec la publication du livre : Ondes de psychanalyse. Les douze entretiens réunis dans cet ouvrage ont d’abord eu lieu sur les ondes de Radio VM dans le cadre de son émission où, dans une ambiance intimiste et chaleureuse, elle accueille divers spécialistes des « sciences de l’âme ». De nombreux psychanalystes ont pu ainsi contribuer, pour un large auditoire, à une meilleure compréhension du fonctionnement de la psyché et du comportement humain. Cette anthologie a pour but de familiariser le lecteur, dans le langage vivant du dialogue, aussi bien avec des thèmes psychanalytiques (le désir, le rêve, par exemple) qu’avec l’éclairage propre que jette la psychanalyse sur des questions plus transversales (adolescence, relations mère-enfant, créativité, étonnement, etc.). Elle montre du même coup l’actualité de la psychanalyse et son apport décisif au savoir et à la culture. Les psychanalystes présents dans cet ouvrage sont : Marie-Claude Argant-Le Clair, Patrick Cady, Michel Dansereau, Pierre Drapeau, Martin Gauthier, Louise Grenier, Marie Claire Lanctôt Bélanger, Isabelle Lasvergnas, Robert Neuburger, Marie Normandin, Anne-Marie Pons, Daniel Puskas.

 

Dans cette même foulée, Marilou écrit le premier tome de sa trilogie "Oedipe sur le divan de Sigmund" :

 

Il s’appelle Œdipe. On pourrait facilement le confondre avec un certain Roi. Il s’appelle Sigmund. On pourrait facilement le confondre avec un certain Freud... Œdipe vit une crise profonde. Il décide d’entreprendre une psychanalyse afin de changer le cours tragique de son destin. Sigmund l’accueille dans son antre feutré. Au fil des séances, l’un et l’autre, l’analysant et l’analyste, seront confrontés à leurs per­ceptions, compulsions et croyances.

Ce premier volet de la trilogie romanesque Œdipe sur le divan de Sigmund veut entraîner le lecteur dans un espace-temps où se mesurent avec subtilité, l’historique et l’actuel, le fictif et le réel, le tendre et le caustique, le confor­misme et la dissidence. Un roman qui se lit à trois niveaux…

 

Sensible à la souffrance et la détresse – particulièrement celles des jeunes –, Marilou Brousseau a œuvré auprès des enfants et adolescents en phase terminale de cancer à Vancouver (Colombie-Britannique), à Tiburon (Californie) et à Montréal (Québec).

 

En parallèle, Marilou s'intéresse vivement aux problèmes environnementaux et collabore, à sa manière, à la préservation et la protection des rivières du Québec. Elle est marraine de la rivière Châteauguay (Fondation-Rivières) et membre de l'Association des Pilotes de brousse du Québec (APBQ). Elle est l’instigatrice du livre Eau de vie qui espère sensibiliser la population à la condition de l’eau à l’échelle planétaire. Plusieurs artistes et scientifiques se sont impliqués dans cet ouvrage, entre autres : Roy Dupuis, Raôul Duguay, Marc Favreau (Sol), Gilles Vigneault, David Suzuki, Hubert Reeves, Dr Masaru Emoto, Gilles Tibo, Yann Perreau...

 

Amoureuse inconditionnelle de la nature, surtout de l’eau, durant ses temps libres, Marilou se rend à la mer, devant un lac ou sur une rive du majestueux fleuve Saint-Laurent, pour écouter les mélodies, les rires, les pleurs, les plaintes, les rumeurs, les concertos de leurs eaux. Des sons, dont elle ne connaît pas l’origine, surgissent du plus profond d'elle-même, comme d'une mémoire ancestrale. Fascinée par eux, par la voix et par leurs influences sur le comportement humain, elle étudie pendant de nombreuses années les chants sanskrits. À la lueur d’une chandelle ou sous un ciel étoilé, elle les enseigne aux gens désireux de s’unir à ces vibrations millénaires.