Marilou Brousseau

 

Écrivaine ∼ animatrice de radio ∼ rêveuse

 

 

 Restigouche ~ Gaspésie

 

Terre des Mi’gmaq : les Souriquois ou le Peuple de la Mer. Depuis l’esprit de ma mère autochtone et du grand fleuve Saint-Laurent, j’épouse des mouvances, des dérives, des profondeurs, des ancrages... Je suis enfant de la nature, fille de la déraison, femme d'écriture.

 

Ma première nouvelle, je l’écris sur une vieille machine à écrire "Olivetti", à l’âge de quinze ans, après la lecture du monument littéraire de Marcel Proust : "À la recherche du temps perdu" (sept tomes). Sur la table, un bol de popcorn rose et un verre de jus de raisin. Histoires loufoques, trames boiteuses, personnages improbables, je me démarque par mon non-savoir. Il est beau ce non-savoir. Naïf, enguirlandé, tombant dans tous les pièges.

 

À la lecture du livre « La vie et l’œuvre de Sigmund Freud », d’Ernest Jones, je quitte mes rêves de devenir ingénieure aéronautique, pilote d’avion et écrivaine.  Je serai psychanalyste! Oui. Psychanalyste. Je lis tous les livres possibles sur le sujet et me projette dans l’avenir, dans mon cabinet feutré, où j'accueille des personnes blessées et meurtries. Aucun programme n’offrant de baccalauréat en psychanalyse au Québec, je me tourne vers des études universitaires en psychologie et en philosophie à l’UQAM ainsi qu’en psychosociologie à l’UQAR.

 

Pour gagner ma croûte, le beurre, le lait et tout ce qui rend le palais heureux, je me spécialise en communication. À tour de rôle, je deviens animatrice et journaliste à CFLV (Valleyfield), assistante à la réalisation à la Société Radio-Canada (Vancouver), rédactrice en chef au journal Le Soleil de Colombie-Britannique (sous la gouverne de mon directeur de la Société Radio-Canada à Vancouver) et animatrice à Radio VM (Montréal – toujours en cours).

 

Avec l'amour des mots bien ancré au coeur, je fonde le Centre d’écriture Maril’Eau pour les enfants, les adolescents et les adultes (maintenant 20 ans d’existence). 

 

Avec patience et ténacité, j’obtiens un diplôme universitaire en psychologie ainsi qu'un diplôme en psychologie et travail social. Je complète une formation de quatre années en Analyse transactionnelle à l'Institut universitaire des Dominicains de Montréal; j’étudie l'Approche aux personnes en fin de vie avec le psychiatre Gerald Jampolsky au Center for Attitudinal Healing à Tiburon en Californie; je poursuis une formation de cinq ans au Centre d'épanouissement de l'être; complète quatre années de formation à l'Académie des annonceurs de radio de Montréal (maintenant fermé) et entame une formation clinique en psychanalyse au GIFRIC à Québec (non complétée). Aujourd'hui, après un cursus de trois années à la maîtrise en "Étude des pratiques psychosociales" à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), me voici à la rédaction d’un mémoire sur l'écriture performative autofictionnelle. 

 

Chaque jeudi soir, j’anime en direct à Radio VM, l’émission "Au cœur de l’être". Le programme est retransmis simultanément sur six fréquences à travers le Québec, diffusé sur plus de 200 fréquences dans le monde et en écoute directe sur Internet. En 2019, le directeur de la station, Raynald Gagné, me remet une plaque honorifique : "Marilou Brousseau, pour ton amour de la radio et le partage de tes préoccupations sociales au service des auditeurs et auditrices de Radio VM. Merci!"

 

Toujours en quête d'autres avenues, d'autres voies, d'autres perspectives, je m’absorbe dans la lecture de biographies et de livres de grands maîtres : Siddhārtha Gautama, les Esséniens, les Pères du désert, Jésus, Shiva, Nishiren Shoshu, Krishnamurti, Arnaud Desjardins, Carlos Castaneda... Pendant plusieurs mois, je me retire dans l'Ashram de Swami Shradhananda, où je découvre la prière, les chants sanskrits, le silence. Désireuse de poursuivre ma quête, j’étudie auprès d'autres grands maîtres dont le directeur du Gésu, le père Jean-Marie Archambault; un jésuite m’ayant pris sous son aile (en privé). Sur ma route radiophonique, plusieurs centaines de personnes me racontent leur parcours, leur mission, leurs intérêts, leurs valeurs, leurs visions. Tous ces reflets me permettent de gravir la montagne de ma propre vie – parfois fortement pentue et escarpée, d’autres fois lisse et lumineuse.  

 

Sensible à la souffrance et à la détresse, particulièrement celles des jeunes, j’œuvre pendant plusieurs années auprès des enfants et adolescents en phase terminale de cancer à Vancouver (Colombie-Britannique) et à Tiburon (Californie) où je me rends en avion, une fois par mois, depuis Vancouver. À mon retour dans la grande métropole, avec la collaboration du directeur du Healing Center de Tiburon, j’ouvre et dirige pendant de nombreuses années le "Centre le fil d'Or" avec plusieurs intervenants en santé. La mission de cet organisme sans but lucratif : offrir des groupes de soutien tant aux enfants et adolescents malades qu'aux parents vivant des angoisses liées à la maladie ou au deuil. 

 

Dans un autre versant de ma vie, je m'intéresse vivement aux problèmes environnementaux et collabore, à ma manière, à la préservation et la protection des rivières du Québec. Je suis marraine de la rivière Châteauguay (Fondation-Rivières) ainsi que membre de la Fondation Rivières et de l'Association des Pilotes de brousse du Québec (APBQ). Dans le but de sensibiliser la population à la condition de l’eau à l’échelle planétaire, j’initie et dirige le collectif "Eau de vie". Se joint à moi une équipe d'artistes et de scientifiques, entre autres : Roy Dupuis, Raôul Duguay, Marc Favreau (Sol), Gilles Vigneault, David Suzuki, Hubert Reeves, Dr Masaru Emoto, Gilles Tibo... Ensemble, dans un esprit à la fois ludique et réfléchi, nous concevons cet ouvrage dans l'espoir d'éviter les catastrophes écologiques et de permettre l’amorce de changements nécessaires dans la société. Toutes les redevances du livre sont remises à la Fondation Rivières. Dans une même mouvance, j’écris : "Le chanteur de l'eau"; un roman visant à sensibiliser les gens aux enjeux menaçant les rivières patrimoniales du Québec (construction de barrages, destruction des berges, pollution, fluoration, etc.).  

 

Amoureuse inconditionnelle de la nature, surtout des grandes surfaces mouvantes, durant mes temps libres, je m’installe devant la mer, un lac ou le majestueux fleuve Saint-Laurent et me laisse envoûter par les mélodies, les rires, les pleurs, les plaintes, les rumeurs et les concertos de leurs eaux. Des sons, dont je ne connais pas l’origine, surgissent du plus profond de moi, comme d'une mémoire ancestrale et  emplissent l'espace. Fascinée par eux, par la voix, par leurs influences sur le comportement humain, j’étudie pendant de nombreuses années les chants sanskrits. À la lueur d’une chandelle ou sous un ciel étoilé, je les enseigne aux personnes désireuses de s’unir à ces vibrations millénaires. Les guitares, les tambours et la bonne humeur sont au rendez-vous...